Un groupe d'Allemands en stage de français dans le coin nous a fait le plaisir de se joindre à notre table (de ferme). C'était par un de ces derniers jours d'ocotbre où manger dehors était encore possible avant une chute des températures qui a signé le redémarrage de notre vieux fourneau bouilleur de marque Franco-Belge donné par un ami agriculteur, relié au réseau de radiateurs -oui, un vrai chauffage central au bois local! La visite, proposée par une association de l'Hérault, consistait en une visite du travail de nos terrasses doublée d'un repas 100% bio, mais végétarien cette fois. Non pour économiser sur la viande, plutôt pour s'en passer et séduire le palais d'hôtes eux-mêmes portés sur des plaisirs non carnés.

On vous passera le menu, simple et convivial du moins l'espère-t-on, reprenant pour partie le menu décrit dans l'article suivant, pour nous limiter au simple fait que recevoir à la maison des inconnus en tendant une jolie nappe face à la colline de Saint-Chamand, eh ben que ça l'fait comme disent nos enfants qui ont appris ce genre de néo-syntaxe... de nous-mêmes !

En tout cas, la réception fut sans doute à la hauteur puisque nos convives voulurent laisser filer le temps après le repas au point de répondre favorablement à ma proposition d'aller gravir Saint-Chamand. Deux cents mètres de dénivelé, 30 minutes de marche virile mais paisible pour aller contempler jusqu'aux premiers rivages de la Grande Bleue. Avec pour guide auto-formé votre serviteur, passionné par la lecture des paysages régionaux, capable de s’esbaudir longuement sur la faille cévenole qui sépare les derniers confins de la plate plaine languedocienne des premiers reliefs du Massif central. Ôoooo c'est beau par chez nous...